Irene Weiss

Née à Paris en 1938, c´est à l’âge de 10 ans qu’ Irène Weiss part pour L’ Argentine, après avoir vécu trois ans à Aurillac (de 1945 à 1948), la ville natale de sa mère.

Diplômée aux Écoles nationales et supérieures des Beaux Arts de Buenos Aires en se spécialisant en peinture et en gravure, deux disciplines qu’ elle enseigne ensuite aux Beaux Arts de la capitale argentine.

Artiste reconnue, elle a obtenu une quarantaine de distintions, entre prix et mentions dans différents salons nationaux et internationaux. Ses oeuvres sont exposées dans de nombreux musées, salons et galeries et biennales en Suisse, Argentine, Uruguay, au Chili, à Porto Rico, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Allemagne, en Pologne, à L’Inde, Brésil, Bulgarie, Serbie, Macedoine, Etats-Unis, Nicaragua, Paraguay, ..et bien sûr dans son pays de coeur, la France ou elle revient régulièrement. Irène Weiss est aussi la déléguée Latino-Américaine des Triennales mondiales d’ Estampes petits formats et gravure originale à Chamalières France.Son oeuvre se base sur les thèmes de la civilisation préhispanique et dans le contemporain, sur la morphologie du canon de la figure humaine

Habitant en Amérique du Sud, Buenos Aires, ceci ne veut pas dire que je renie ma formation européenne, où prévalent les tendances de notre siècle.

Et là, je ne voudrais pas manquer de mentionner l' influence que les idées de l' écrivain, historien argentin Ricardo Rojas ont exercées sur moi:"...Il faut essayer d' exprimer ou de préconiser la nécessité d' un art propre et d' une éducation esthétique américaine...Nous avons nos propres sources d' inspirations en Amérique et par créations spontanées personnelles, nous produirons un art nouveau en étudiant la culture indigène antérieure". Irène Weiss

Fragment.

« Elle a organisé un monde visuel dans lequel ont une présence évidente les animaux sauvages que nous identifions aux origines historiques des peuples anciens. Il s’agit de l’évocation d’un univers primitif. Irène Lavergne Weiss a réalisé une narrative des mythes de la terre américaine et de nos ancêtres culturels particulièrement du nord argentin. La grande puissance de ses images s’appuie sur sa technique merveilleuse ».

Paroles écrites par Fermin Fèbre, Ancien Directeur du Musée National des Beaux Arts de Buenos Aires. Argentine, 2001

Fragment.

« Irène commence à partager l´espace de représentation, la surface de la gravure sur la figure humaine qui surgit avec une forte présence dans cette nouvelle série, «l’ Homme Contemporain ». Des silhouettes anthropomorphes incarnent la condition humaine et représentent les modes qu’assume sa diversité ; soit éthérée mais fragmentée et uniforme le séducteur contemporain de « Séduction », soit avec la solidité ancestrale,l’ apparence de pierre de sa surface, entre le passè, le prèsent et l’avenir du colosse de l’Atlas. Les nombreuses figures humaines féminines qui envahissent l’ oeuvre font appel à la « femme » comme archétype dans sa condition de « Venus » ancestrale.

Mara Sanchez, Professeur de Gravure aux Écoles des Beaux Arts de Buenos Aires, Argentine, 2008